11 novembre 2012

Allocution de Christine Moritz, Maire de Muhlbach

Aucun survivant après 96 ans n’est plus là pour raconter les horreurs de la guerre de tranchées. Ils sont partis en 1914; la fleur au fusil, avec patriotisme et courage, pour quelques semaines … Mais ce seront quatre longues années de batailles où l’on avançait de quelques mètres dans les barbelés pour reculer le lendemain. Pouvons-nous imaginer ce qu’est de mourir à 20 ans dans la boue, le froid, la faim, loin de sa famille et de ses amis ?

Le 11 novembre 1918, date de l’armistice et de la fin de la première guerre mondiale a été un moment de joie pour tous ceux qui en réchappé, un moment de tristesse pour toutes ces familles qui ont perdu un proche, un moment d’angoisse pour tous les blessés et mutilés. Le 11 novembre 1918 fut aussi une paix honteuse qui portait déjà les germes de la seconde guerre mondiale.

Aussi, nous commémorons en ce jour bien plus que la mémoire de celles et ceux qui sont tombés en 14/18, mais rendons aussi hommage à tous ceux qui sont morts pour défendre la paix, que ce soit en France ou dans le monde. Il s’agit de se souvenir de leurs souffrances et celle de leurs familles, de rendre justice et hommage aux victimes.

Le 11 novembre 2012, votre présence rappelle à chacun que les guerres sont révélatrices de la folie des hommes et n’apportent qu’un inutile cortège de deuils, de blessures, de haines et de rancoeurs. Dans les difficultés actuelles, la précarité et la pauvreté qui se développent, les conflits larvés, il est impératif de se serrer les coudes, d’être solidaires, de développer un esprit de tolérance et de paix pour un monde plus juste.

Vive la France, vive la Paix.